lundi, 30 mars 2009
Quelles sont les propositions du MoDem aux élections européennes?
Et les européennes dans tout ça? Difficile encore d'établir les programmes des différentes forces en présence à l'approche des échéances électorales européennes! Dans leurs interventions, François Bayrou et la numéro 2 du parti et tête de la liste Ile-de-France Marielle de Sarnez ont tracé des axes pour la campagne qui commence. la voici en détail pour ceux que cela intéresserait! J'attends vos réactions!
. Gouvernance économique: Réformer l’Eurogroupe «pour lui donner plus de poids», créer d’un fonds d’investissement et doter l’UE d’instruments lui permettant d’emprunter.
. Europe sociale: «L’Europe doit défendre l’idée que tout ne relève pas du secteur marchand»: l’éducation, la santé, la formation, la Poste et les transports de proximité doivent être «préservés».
. Environnement: Imposer les mêmes normes à tous, notamment sur le plan environnemental. Faire intégrer à l’OMC de nouvelles exigences environnementales, sanitaires et sociales.
. Système financier: Création d’un régulateur européen «à même de discuter avec les grands régulateurs de la planète», interdire aux institutions financières de travailler avec les paradis fiscaux, «défendre la logique d’entreprise contre la seule logique des actionnaires».
. Développement: Préserver la capacité de l’Afrique à l’autosuffisance, renforcer le poids de l’Europe sur la scène internationale.
. Parlement européen: Faire de Strasbourg le siège unique du Parlement européen.
11:22 Publié dans UDF-MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, mouvement democrate, france, françois bayrou, bayrou, sarnez, khan, europe, européennes, elections
mardi, 03 juin 2008
Effervescence au premier Conseil national du Mouvement Démocrate
Dans une perspective de transparence (j'entends par transparence un débat qui pourra suivre la lecture d'une telle note) sur les agissements au sein des instances du MoDem, je ne pouvais pas ne pas publier sur ce blog cet article rédigé par Eric Julliard concernant le compte rendu du dernier conseil national. D'accord avec ceci? Pas d'accord? A vos commentaires!
Le 14 mai 2008, c’est l’effervescence au Siège du Mouvement Démocrate à Paris, rue de l’Université : c’est la première réunion du Conseil national du Mouvement.
Conseiller national, Farid Taha arrive rue de l’Université à 9 heures 35. Après avoir signé la liste d’émargement, il entre dans la salle, presque pleine. Au passage, il s’est vu remettre, comme tous les autres participants, un document dactylographié comportant 15 amendements.
La tribune est encore vide. Saluant quelques-uns de ses collègues au passage, il s’installe sur les gradins au fond de la salle.
Puis il sort de son cartable, pour le relire, le texte, rédigé par avance, de l’intervention qu’il a prévu de faire devant le Conseil national.
Des membres du Bureau exécutif s’installent à la tribune. En l’absence de François Bayrou, c’est Jean-Marie Vanlerenberghe qui préside la séance. L’examen des amendements débute aussitôt.
Franz Vasseur prend la parole pour présenter les détails du préambule faisant l’objet de l’amendement n° 1.
Farid Taha demande ensuite la parole dans l’intention de lire le texte qu’il a préalablement préparé. Ce texte traite principalement :
- des dysfonctionnements ayant affecté l’élaboration et l’examen du projet de règlement intérieur national proposé,
- du caractère tardif de la diffusion du projet soumis à examen, effectuée la veille de la réunion du Conseil national,
- des conditions discutables de convocation des Conseillers nationaux, certains des membres fraîchement élus au titre du Collège des Élus ayant été sollicités seulement la veille par téléphone.
Le micro est remis à Farid Taha, qui prend place à l’emplacement où se trouvait Franz Vasseur lors de sa propre intervention.
Farid Taha entreprend la lecture de son texte, qui est assez rapidement perturbée par des chahuts et même des huées. Il se tourne vers Jean-Marie Vanlerenberghe, Président de séance, et sollicite de sa part un appel au calme.
Jean-Marie Vanlerenberghe n’intervenant pas, Farid Taha rappelle l’assemblée à l’un des principes de la charte des valeurs du Mouvement Démocrate ("Respect de la pluralité des opinions et liberté de leur expression").
Les invectives ne cessent pas pour autant, et Farid Taha termine difficilement son intervention aux cris de : "Dégage, laisse-nous travailler !".
Un autre Conseiller national, Rémy Daillet-Wiedemann intervient ensuite sur le même registre, invitant soit à l’acceptation pure et simple du texte en son état, soit à son rejet immédiat. Il demande qu’il soit procédé à un vote. Il n’est pas donné suite à cette demande.
Quelques minutes plus tard, Farid Taha quittera la salle en déclarant : "Désolé, mais je ne peux rester et cautionner cette mascarade. C’est un simulacre de démocratie".
La conférence de presse

- 14h46 - début de la conférence de presse
Commencée à 14 heures 46, la conférence de presse de François Bayrou durera un peu plus de 26 minutes.
Pendant cette conférence de presse, qui se tient autour d’une table dans la cour du Siège, Farid Taha écoute comme d’autres, silencieux et attentifs, les propos de François Bayrou.
Sollicité par un autre Conseiller national qui lui demande si François Bayrou a déjà parlé ou pas du règlement intérieur, il s’écarte et va vers lui pour lui répondre.
A son retour, Bernard Lehideux a pris place en travers du chemin qui mène à l’endroit qu’il occupait, empêchant ostensiblement toute circulation. Farid Taha demande à Bernard Lehideux de s’écarter pour qu’il puisse réintégrer l’endroit. Extrait du dialogue qui a suivi :
"Non ! Vous connaissez l’expression : qui va à la chasse …
Non.
Alors mon coco, tu as encore plein de choses à apprendre.
En matière de démocratie et de savoir-vivre, j’ai l’impression que vous aussi, vous avez des choses à apprendre."
Farid Taha quittera alors le lieu de la conférence de presse pour suivre celle-ci sur les écrans vidéo installés plus loin dans la cour.
Quelque temps plus tard, la conférence de presse de François Bayrou se termine sur ces mots [00:26:09] :

- 15h12 – fin de la conférence de presse
"Qui voudra faire œuvre d’indépendance avec nous sera le bienvenu. Mais c’est l’œuvre d’indépendance qui passera en premier. Je vous remercie". En exprimant cette dernière phrase, poing fermé, il frappe la table de ses phalanges et se lève aussitôt.
Presque immédiatement, un attroupement se forme dans un coin de la cour : Thierry Cornillet commence tout juste une déclaration. Certains des journalistes et cameramen se dirigent vers lui, d’autres s’interrogent sur la conduite à tenir, d’autres enfin commencent à remballer leur matériel.
Quelques minutes plus tard, et alors que Thierry Cornillet continue de s’exprimer un peu plus loin, Farid Taha se dirige vers François Bayrou. Ce dernier le reconnaît et s’arrête alors qu’il s’apprêtait à remonter dans son bureau. Les deux hommes se saluent. Farid Taha tient à la main un document qu’il souhaite remettre à François Bayrou.
Il lui tend le document, tout en lui expliquant pourquoi il n’est pas d’accord avec le processus en cours autour du règlement intérieur. François Bayrou réplique que le texte a été accepté par la majorité des Conseillers nationaux. Farid Taha tente alors de commencer à expliquer que certains Conseillers n’ont pu lire leur motion en raison de l’ambiance pesante qui régnait au sein du Conseil national.
Mais les deux hommes ont à peine le temps d’engager la conversation que Bernard Lehideux surgit et crie, au beau milieu de la foule assemblée : "C’est un clown ! Arrête ton cirque …".
Une partie de la foule, qui se trouvait autour de Thierry Cornillet et se montrait déjà passablement énervée par l’intervention de ce dernier, se retourne vers François Bayrou et Farid Taha. "Il est envoyé par l’UMP ! C’est un traître !" entend-on alors.
Farid Taha se retourne vers François Bayrou, interloqué, et lui dit : "Tout de même, Monsieur Bayrou, vous lisez mon blog, vous savez ce que j’écris. Vous ne pouvez pas laisser dire que je suis envoyé par l’UMP". François Bayrou se tait. Il est sidéré.
Bernard Lehideux renchérit de plus belle : "C’est un clown, il veut faire l’intéressant devant les caméras ! Tu es tout seul mon coco, t’es seul contre 300 !".
François Bayrou dit : "C’est grotesque, tout ça". Puis il quitte la cour et se dirige vers son bureau.

- Un participant explique à Farid Taha, sous l’œil attentif d’un vigile, qu’il "fout le bordel" (image montée à partir d’un panoramique vidéo)
François Bayrou parti, un délégué national crie à l’adresse de Farid Taha : "Salopard !". Les insultes fusent alors de toute part. Farid Taha tente de s’éloigner vers une cour adjacente. Le délégué national le suit et continue de l’invectiver.
Farid Taha s’arrête et se retourne. L’autre ne s’arrête pas, et les deux hommes sont bientôt presque front contre front. Farid Taha dit que de telles insultes, proférées en public, tombaient sous le coup de la loi. Puis il lui demande son nom.
Le délégué national arrache son badge et dit : "Tiens, voilà mon nom. Va porter plainte, salopard !". Sur le badge est écrit le nom suivant : Christophe Madrolle.
Pendant ce temps, Bernard Lehideux se répand en invectives. Une Conseillère nationale entend : "Ce Monsieur est un fou !". Elle l’interpelle : "Vous n’avez pas le droit de parler ainsi d’un adhérent. C’est une réunion politique. Chacun a le droit de s’exprimer".

- Après lui avoir dit qu’il était chargé de le faire taire, l’homme explique désormais à Farid Taha qu’il est là pour le "protéger"
Quelques minutes après ces incidents, un homme se présente à Farid Taha. Il sort son portefeuille et montre furtivement une carte de police tout en demandant à Farid Taha de le suivre à l’écart. Puis il lui déclare : "Monsieur Taha, je vous connais et je n’ai rien contre vous, mais on m’a chargé de vous demander de vous taire".
Abasourdi, Farid Taha rétorque : "Vous réalisez ce que vous dites ? Je suis Conseiller national d’un parti politique et, dans l’enceinte même du Siège de ce parti, vous me demandez de me taire ?"
A 15 heures 37, alors que d’autres Conseillers nationaux passent à proximité, Farid Taha demande à l’homme de répéter ses propos devant eux : "Pouvez-vous répéter ce que vous venez de me dire à l’instant devant ces personnes ? Ce ne serait pas à ceux qui m’ont traité de ’clown’ et de ’salopard’ de répondre de leurs propos plutôt qu’à moi ?".
Une Conseillère nationale s’approche et s’enquiert de ce qui se passe. L’homme explique : "Ce Monsieur fait trop de bruit, il gêne le voisinage". La Conseillère nationale réplique : "Il ne fait pas davantage de bruit que les autres". L’homme : "Madame, sachez que vous êtes face à la loi et que vous devez obéir à la loi".
Le mari de la Conseillère nationale intervient à son tour : "Ce n’est pas ce Monsieur qui fait du bruit et du désordre. C’est vous. Eloignez-vous et il n’y aura plus de désordre".
Le ton s’adoucit. L’homme affirme qu’il voulait seulement protéger Farid Taha parce qu’il pensait qu’il s’estimait menacé. Cependant, l’homme avertit : "Vous allez être appelé par qui de droit pour répondre de ce qui s’est passé". Les Conseillers nationaux témoins de la scène demandent à l’homme de cesser, rien ne justifiant disent-ils "une telle interpellation".
Un peu avant 16 heures, François Bayrou reparaît avec Bernard Lehideux et se dirige vers sa voiture, fendant la foule encore dense des Conseillers nationaux : "Laissez-moi passer, je n’ai pas de temps à perdre. Je vais à l’Assemblée". Au moment où il monte dans sa voiture, il dit à voix basse : "Les clowns c’est terminé. Maintenant, au travail".
Quelques minutes plus tard, il est non pas à l’Assemblée, mais attablé dans un restaurant proche. Rémy Daillet-Wiedemann s’y trouve.
Une brève discussion s’engage [1]. Rémy Daillet-Wiedemann pose une question à François Bayrou : "Êtes-vous satisfait de votre Conseil national, et pouvez-vous comprendre que l’on souhaite un vrai Conseil national ?" La réponse de François Bayrou est immédiate : "Cher ami, dans un vrai Conseil national, pensez-vous que vous seriez élu ?".
Cette affaire autour de Farid Taha constitue à mon sens un vrai problème. Pas pour Farid Taha, entendons-nous bien. Mais pour le Mouvement Démocrate ou plutôt, pour ses dirigeants et en particulier le premier d’entre eux.
En vérité, le Président du Mouvement Démocrate a plusieurs problèmes :
Son premier problème, c’est qu’il semble indispensable en toutes circonstances. Étant absent, il avait confié la présidence de la réunion du Conseil national à une personne qui, n’ayant effectué aucun rappel à l’ordre alors que la situation dégénérait, n’a pas été en mesure de faire respecter l’expression de la pluralité des opinions. Existe-t-il, au-delà de la personne de son Président, quelqu’un qui, au sein du Mouvement, est susceptible d’animer une simple réunion de manière acceptable ?
Son deuxième problème, c’est qu’il a nommé à un poste qui requiert une certaine maîtrise de soi quelqu’un qui en a singulièrement manqué dans des circonstances où rien ne justifiait un comportement aussi outrancier. Aussi je m’interroge : qui Bernard Lehideux voulait-il faire taire ? Farid Taha, ou bien Thierry Cornillet, qui parlait effectivement à ce moment-là devant micros et caméras ?
Son troisième problème, c’est qu’un panel de menteurs et de manipulateurs totalement dévoués à son service, aussi peu talentueux que peu sourcilleux de vérité, ont travesti les faits et se sont répandus à l’envi sur les blogs pour désigner Farid Taha comme coupable de faits qui ne lui sont en aucun cas imputables. Les menteurs et manipulateurs sont sans doute fort utiles en temps de guerre. Mais sommes-nous en guerre ? Et qu’allons-nous bien pouvoir en faire si nous sommes en temps de paix ?
Son quatrième problème, c’est que quantité d’adhérents non présents sur place et qui, bien entendu, ne se sont pas donné la peine de vérifier les "informations" qu’on leur délivrait, ont pris fait et cause contre Farid Taha sur la foi de simples rumeurs. Un adhérent naïf apparaît comme beaucoup plus dangereux qu’un dictateur avisé. Certes, ce peut être un avantage lorsqu’il s’agit d’expliquer quel bulletin glisser dans l’urne à l’occasion d’une élection. Mais cela peut devenir un lourd handicap dès lors qu’il s’agit d’imaginer et de bâtir ensemble un projet de société.
Enfin, son cinquième problème, c’est qu’il va falloir qu’il règle les quatre autres.
A tous ceux qui, dans cette lamentable affaire, se sont sciemment égarés en actions ou pensées concertées et qui en ont perdu leur honneur, je veux témoigner ici d’un irrémissible mépris.
A ceux qui, par peur, se sont tus, je veux dire mon inquiétude et ma déception. Pourtant, je veux aussi les assurer de ma compréhension, car nous savons tous combien il n’est pas facile d’être libre.
A tous ceux qui ont cru sans nuance, mais aussi sans calcul, à ce qu’ils ont lu ou ce qu’on leur a dit, je veux dire ma tristesse. Je ne perds pas cependant tout espoir. Mais je les exhorte à faire preuve à l’avenir de discernement lorsque des "informations" parviennent trop facilement à leur portée.
Source: http://www.francedemocrate.info/spip.php?article519
12:35 Publié dans UDF-MoDem | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : modem, mouvement democrate, france, politique, centre, bayrou, taha
mardi, 08 avril 2008
Vers la reconstitution de l'UDF?
PARIS (AFP) — Des parlementaires déçus de la stratégie du président du MoDem François Bayrou veulent "faire revivre" l'UDF et envisagent d'ores et déjà de "travailler sur des sujets concrets" avec les députés du Nouveau Centre, qui avaient rejoint Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle.
"Je veux faire revivre l'UDF", a réaffirmé ce week-end le sénateur Jean Arthuis, en annonçant qu'il quittait le Mouvement Démocrate (MoDem), selon lui dans une "impasse stratégique".
La semaine dernière, le député européen Thierry Cornillet a lancé une pétition demandant un "congrès de renaissance de l'UDF", et espère recueillir "une centaine de signatures de grands élus".
Depuis le lendemain des municipales, très difficiles pour le MoDem, M. Arthuis réclame une réunion rapide du comité directeur de l'UDF.
La date de cette réunion a été "fixée au mercredi 16 (avril) à 18h00, en plein accord avec Michel Mercier", président du groupe centriste au Sénat, a indiqué lundi M. Bayrou.
Le Congrès de décembre, qui a entériné la naissance du MoDem, avait désigné un bureau d'une vingtaine de membres pour veiller sur "les intérêts juridiques, matériels et moraux" de l'UDF, pendant une période transitoire de trois ans.
Au Sénat, le groupe de 30 centristes, dont 10 siègent au bureau exécutif du MoDem et cinq sont au Nouveau Centre, a d'ailleurs gardé le nom UDF.
M. Bayrou a cependant écarté tout retour au passé. "Je ne reviendrai en rien en arrière, je ne cèderai rien", a-t-il déclaré dimanche dans le Grand rendez-vous Europe1-TV5-Le Parisien.
"L'UDF s'est transformée (en MoDem) de par les volontés de ses militants et de ses responsables", a-t-il fait valoir. "Il y a une délibération qui le dit, je la ferai respecter".
Pour l'un de ses fidèles, l'ex-député Gilles Artigues, "l'approche des élections sénatoriales explique cette brusque agitation".
"C'est à l'UMP que Jean Arthuis doit sa présidence de la Commission des finances au Palais du Luxembourg et il faut bien plaire à celui qui vous a fait roi", a-t-il contre-attaqué.
Le Nouveau Centre se félicite des derniers développements. "S'engager dans une bataille juridique" pour reconstituer l'UDF, récupérer ses locaux et son financement, serait "juste", mais "ce serait une procédure très longue", souligne le député Maurice Leroy, futur porte-parole national, qui préfère inviter les déçus du MoDem à rejoindre le NC.
Si M. Arthuis exclut cette option, il n'écarte pas un rapprochement avec les 23 députés du NC. Il comptait parmi la vingtaine de sénateurs centristes qui ont participé la semaine dernière à un dîner organisé au ministère de la Défense par le président du parti Hervé Morin, avec deux autres ministres NC, André Santini et Valérie Létard.
Il y a été décidé que "les parlementaires du groupe UDF au Sénat et du Nouveau Centre travailleront ensemble sur des sujets concrets, comme la réforme des institutions", a indiqué M. Mercier.
Ce dernier, qui est trésorier du MoDem et aurait refusé un poste de secrétaire d'Etat dans le dernier remaniement, a lui aussi pris ses distances avec l'ex-candidat à la présidentielle, sans toutefois quitter le mouvement.
Certains centristes se demandent cependant si les élections de septembre au Sénat ne lui donneront pas l'occasion de couper les ponts avec M. Bayrou. Ce qui risquerait d'accélérer l'éloignement des sénateurs, avec à la clé un enjeu financier: le MoDem touche cette année quelque 1 million d'euros au titre du financement public lié à ses sénateurs.
11:52 Publié dans UDF-MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, arthuis, bayrou, modem, centre, democrate, france
dimanche, 06 avril 2008
Ce qui devait arriver arrive: Jean Arthuis quitte le MoDem
Ce qui nous pendait au nez depuis longtemps a fini par arriver... Après Jean-Marie Cavada, un autre membre de choc du MoDem nous quitte ... No comment, mes commentaires sur le sujet sont réservés pour plus tard ou je risque de saupoudrer ce billet de mots trop acidulés. Je vous propose l'article du Monde sur le sujet.
Le sénateur de Mayenne Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, annonce sa décision de quitter le Mouvement démocrate (MoDem), dans un entretien à paraître dans le "Journal du Dimanche. "Je ne reviendrai pas sur ma décision. Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi", explique-t-il avant d'ajouter qu'"aujourd'hui, le MoDem est inaudible. Il ne dit plus rien sur rien".
Le président du conseil général de Mayenne ne rejoint pas pour autant le Nouveau Centre, créé entre les deux tours de la présidentielle par les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. "Il n'en est pas question. Je n'irai pas au Nouveau Centre, pas plus qu'à l'UMP. Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté". "L'UDF n'est pas morte, contrairement à ce que certains tentent de faire croire", ajoute-t-il, demandant de nouveau "que soit rapidement convoqué le comité directeur de l'UDF".
M. Arthuis fait partie des élus qui avaient pris leurs distances avec le président du MoDem François Bayrou ces derniers mois. Au lendemain des municipales, il avait jugé que ces élections montraient "l'échec de la stratégie d'autonomie" du MoDem et réaffirmé sa volonté de "faire revivre" l'UDF. "J'ai plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme : on ne gouverne pas un parti comme une secte", explique-t-il au JDD.
LEMONDE.FR avec AFP | 05.04.08 | 19h02 • Mis à jour le 05.04.08 | 19h03
01:27 Publié dans UDF-MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, mouvement democrate, bayrou, centre, france, politique, arthuis
lundi, 17 mars 2008
Les choix de François Bayrou suscitent des critiques au sein du MoDem
Voici un article reflétant fort bien le fond de ma pensée ...
La stratégie d'"indépendance" de François Bayrou, fil directeur du leader du MoDem tout au long de la campagne des municipales, est désormais contestée au sein même du mouvement centriste, alors que le scrutin du 16 mars s'est soldé par la défaite de M. Bayrou à Pau et plusieurs revers pour le mouvement, notamment à Paris.
Le leader centriste s'est montré résolu à maintenir le cap, dimanche soir à Pau : "Ce centre fort, nous devons le construire", même si ce n'est "pas facile", a-t-il lancé. Sur la même ligne, la chef de file du MoDem parisien, Marielle de Sarnez, seule rescapée du parti centriste au Conseil de Paris, a assuré que les tentatives du MoDem pour remettre en cause la bipolarisation constituent "un chemin que nous allons poursuivre".
"CHIMÈRE PRÉSIDENTIELLE" DE FRANÇOIS BAYROU
Mais d'autres élus MoDem se sont livrés à une analyse toute différente du résultat des élections : "La stratégie de François Bayrou est suicidaire : il sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle", a accusé l'eurodéputé Thierry Cornillet. "Il y avait 118 députés quand François Bayrou est devenu président de l'UDF en 1998, il en reste trois. On a perdu la moitié de notre groupe sénatorial, on n'a quasiment plus d'élus de terrain", a déploré cet ancien président du Parti radical valoisien, préconisant la création d'un courant de centre-droit au sein du MoDem.
Tout aussi sévère, le sénateur Jean Arthuis a jugé que les municipales ont montré "l'échec de la stratégie d'autonomie" du MoDem, et réclamé une "réunion d'urgence" de ses instances dirigeantes et de celles de l'UDF, qu'il veut "faire revivre" pour "sortir de ce kaléidoscope incompréhensible et illisible". Il a fait valoir que "les seules élections de membres du MoDem sont le fruit d'alliances avec des formations de droite", comme à Mont-de-Marsan, Saint-Brieuc ou Talence.
JEAN-PIERRE RAFFARIN CONSTATE LA "DISPARITION DE M. BAYROU"
La mise en cause de la stratégie élaborée au moment de la campagne pour l'élection présidentielle n'est pas entièrement neuve. Après une première série de défections dans l'immédiat après-présidentielle, le mouvement de M. Bayrou a enregistré de nouveaux départs pendant la campagne des municipales. L'ancien journaliste Jean-Marie Cavada a conduit une liste soutenue par l'UMP dans le 12e arrondissement de Paris et lancé le mouvement "Avenir démocrate", avec les députées européennes Claire Gibault et Janelly Fourtou. Le président sortant du conseil général du Rhône Michel Mercier, "ami de trente ans" de M. Bayrou, a démissionné de la présidence de la fédération départementale pour protester contre la stratégie d'autonomie adoptée à Lyon.
Ceux qui étaient partis entre les deux tours de la présidentielle pour fonder le Nouveau Centre se sont engouffrés dans la brèche : le président du mouvement, Hervé Morin, a appelé lundi les "déçus" du MoDem à rejoindre son parti, après "l'échec absolu" du mouvement de M. Bayrou aux municipales. L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin (ex-UDF qui avait rejoint l'UMP en 2002) a pour sa part estimé que l'UMP devait "s'ouvrir au centre" après la "disparition de François Bayrou".
LEMONDE.FR avec AFP | 17.03.08 | 20h14
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mardi, 19 février 2008
Le salmigondis de la politique de Nicolas Sarkozy
Bonjour à vous! Je vous propose de revenir sur l’émission "A vous de juger" du jeudi 14 février 2008 sur France2 avec François Bayrou, Xavier Bertrand, Rachida Dati, Pierre Moscovici et Manuel Valls (député maire d’Evry). Le thème de l’émission : Nicolas Sarkozy : la crise de confiance... à vous de juger.
15:20 Publié dans Actualité politique nationale et internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, ModDm, sarkozy, bertrand, chabot, a vous de juger, laicite
dimanche, 10 février 2008
Discours de F.Bayrou lors de la Convention municipale
22:10 Publié dans UDF-MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, discours, convention, municpales, MoDem, mouvement democrate
jeudi, 27 décembre 2007
François Bayrou et les jeunes démocrates catalans
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mercredi, 26 décembre 2007
«Sarkozy remet en cause la laïcité républicaine»
Propos recueillis par Judith Waintraub pour le quotidien le Figaro

LE FIGARO. Que pensez-vous du concept de «laïcité positive» défendu par Nicolas Sarkozy ?
François BAYROU. Quand on a besoin d'un adjectif, c'est qu'on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s'est construite. S'exprimant comme président de la République, il introduit la notion de «racines essentiellement chrétiennes» de la France, oubliant le grand mouvement d'émancipation des Lumières. Il affirme que la République a «intérêt» à compter beaucoup de croyants. Il demande aux religions, toujours dans «l'intérêt» de la République, de fonder la morale du pays. C'est le retour, qu'on croyait impossible en France, du mélange des genres entre l'État et la religion. Ce mélange des genres n'a jamais produit de bons fruits, je le dis comme citoyen, et je le dis aussi comme chrétien de conviction.
Est-ce une erreur de parler d'espérance quand on fait de la politique ?
La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. La République est en charge de réaliser un monde meilleur, et pas d'inviter à l'attendre. Cette conception sociologique de la religion, fournissant «l'espérance» qui fait que les peuples se tiennent tranquilles et respectent les règles établies, on croyait qu'elle était loin derrière nous ! Ce n'est pas autre chose que «l'opium du peuple» que dénonçait Marx. C'est un leitmotiv chez Nicolas Sarkozy, notamment quand il a parlé des bienfaits de la présence de l'islam pour pacifier les banlieues. En réalité, l'espérance religieuse et l'espérance civique ne sont pas de même nature. Elles ne sont pas du même monde. Au demeurant, la foi, ce n'est pas seulement l'espérance, ce n'est pas seulement pour l'avenir. C'est pour le présent, c'est voir le monde et voir l'autre dans une certaine lumière qui les révèle et les grandit. C'est en cela qu'il existe un humanisme chrétien.
La République doit-elle prendre en compte ce que Nicolas Sarkozy appelle l'«aspiration spirituelle» de l'être humain, qui existe selon lui chez chacun de nous ?
L'aspiration spirituelle est un mouvement précieux de l'être humain. Sur ce point, je suis d'accord avec Nicolas Sarkozy. La société doit la respecter. Mais lorsqu'on suggère que la morale républicaine doit se fonder dans les religions, on change d'approche. D'abord, il ne revient à aucune autorité civile de trancher ainsi une question de conscience. Il est aussi anormal de voir un président dire qu'il faut se référer à la religion que d'en voir un autre affirmer qu'il faut rejeter toute religion. Cette orientation, dans un sens ou dans un autre, n'est pas dans ses compétences. De surcroît, en tenant ce discours dans une société plurireligieuse, on prépare les conditions d'un affrontement entre les différentes religions. Car, quand elles se contredisent, qui décidera qu'une religion est supérieure à une autre dans le domaine de la morale et des valeurs ?
Quelle est votre conception de la laïcité ?
Celle de Jules Ferry. Quand Nicolas Sarkozy dit que «jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé» dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, parce qu'il lui «manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance», il exprime exactement le contraire du message de Jules Ferry. La morale de l'instituteur n'est pas inférieure à celle du prêtre. Pour Jules Ferry, elle est la morale universelle au genre humain, qui prend garde à ne choquer aucune des familles qui confient leur enfant aux maîtres. La laïcité est un bien très précieux que la France a su définir avant et mieux que les autres. Elle détermine un espace public à l'intérieur duquel on ne fait pas intervenir la religion par l'autorité du dogme, et un espace intime, familial, où chaque être humain cultive des convictions, une vision du monde, qu'il ne peut imposer aux autres. L'idée qui fonde la démocratie, c'est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l'ordre du pouvoir, l'ordre de la religion et l'ordre de la science. Le pouvoir doit garantir la liberté de prier et la liberté de penser dans les deux autres ordres. Mais l'homme n'est libre que si on empêche toute interférence entre ces ordres distincts. De la même façon, quand Nicolas Sarkozy établit un parallèle entre la vocation religieuse et sa vocation présidentielle, il mélange ce qui ne doit pas l'être.
Cela vous choque ?
Oui. En outre, c'est un paradoxe troublant que celui d'un pouvoir qui affiche chaque fois qu'il le peut sa complaisance avec le matérialisme financier et, en même temps, souhaite faire de la religion une autorité dans l'espace public. Cela s'est déjà produit dans l'histoire. Aujourd'hui, par exemple, chez Bush. Et cela, les citoyens républicains, laïques aussi bien que chrétiens, ne peuvent l'admettre : ils ont quelque chose en commun, c'est le «rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».
12:36 Publié dans Actualité politique nationale et internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Sarkozy, politique, France, mouvement democrate, MoDem, religion
dimanche, 02 décembre 2007
Discours de clôture du congrès fondateur du Mouvement Démocrate
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