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lundi, 30 mars 2009

Philippe Etienne sera le nouveau représentant permanent de la France auprès de l'UE

L'actuel directeur de cabinet de Bernard Kouchner succédera à Pierre Sellal le 14 avril.


EN BREF


Selon des sources concordantes, mais non confirmées par le Quai-d’Orsay, Philippe Etienne sera le nouveau représentant de la France auprès de l’UE dès le 14 avril. Il remplacera Pierre Sellal, en poste depuis mai 2002, et qui deviendra secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.

 

Formé à l’Ecole Normale d’Administration (ENA) la même année que François Hollande, Jean-Pierre Jouyet, Dominique de Villepin, Ségolène Royal ou Pierre Mongin, il a déjà été en poste à Bruxelles deux fois dans sa carrière (1988-1991 puis 1997-2002). Depuis mai 2007, il est directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner.

 

Pour vous donner une idée de la valeur de cette homme, je vous libre ici son C.V:

 

  • Normalien puis professeur de mathématiques, 1974-1977;
  • élève de l'ENA, 1978-1980;
  • nommé secrétaire des Affaires étrangères, 1er juin 1980;
  • à l'administration centrale (Europe), juillet 1980;
  • deuxième puis premier secrétaire à Belgrade, 1981-1983;
  • à l'administration centrale :
    • (Méthodes-Formation-Informatique), 1983-1984;
    • (Archives et documentation), 1984-1985;
  • premier secrétaire à Bonn, 1985-1987;
  • conseiller technique au cabinet du ministre délégué chargé des affaires européennes Bernard Bosson, 1987-1988;
  • deuxième conseiller à la représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes à Bruxelles, 1988-1991;
  • chef des services culturels, scientifiques et techniques à Moscou, 1991-1994;
  • Chevalier de l'ordre national du mérite, 14 mai 1994;
  • à l'administration centrale (Coopération européenne):
    • sous-directeur des relations extérieures de la communauté, 1994-1995;
  • directeur adjoint du cabinet du ministre Hervé de Charette, 1995-1997;
  • premier conseiller puis ministre-conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles, 1997-2002;
  • ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Bucarest, de septembre 2002 à décembre 2004;
  • Chevalier de la Légion d'honneur, 11 juillet 2003.

Quelles sont les propositions du MoDem aux élections européennes?

Et les européennes dans tout ça? Difficile encore d'établir les programmes des différentes forces en présence à l'approche des échéances électorales européennes! Dans leurs interventions, François Bayrou et la numéro 2 du parti et tête de la liste Ile-de-France Marielle de Sarnez ont tracé des axes pour la campagne qui commence. la voici en détail pour ceux que cela intéresserait! J'attends vos réactions!

 

. Gouvernance économique: Réformer l’Eurogroupe «pour lui donner plus de poids», créer d’un fonds d’investissement et doter l’UE d’instruments lui permettant d’emprunter.

 

. Europe sociale: «L’Europe doit défendre l’idée que tout ne relève pas du secteur marchand»: l’éducation, la santé, la formation, la Poste et les transports de proximité doivent être «préservés».

 

. Environnement: Imposer les mêmes normes à tous, notamment sur le plan environnemental. Faire intégrer à l’OMC de nouvelles exigences environnementales, sanitaires et sociales.

 

. Système financier: Création d’un régulateur européen «à même de discuter avec les grands régulateurs de la planète», interdire aux institutions financières de travailler avec les paradis fiscaux, «défendre la logique d’entreprise contre la seule logique des actionnaires».

 

. Développement: Préserver la capacité de l’Afrique à l’autosuffisance, renforcer le poids de l’Europe sur la scène internationale.

 

. Parlement européen: Faire de Strasbourg le siège unique du Parlement européen.

jeudi, 26 mars 2009

Triste spectacle au Parlement Européen

Bonjour à vous!

 

En ce jour, je vous propose une actualité brulante, ici d'un article publié par le Figaro. je vous en propose la lecture attentive dans un premier temps, ma réaction se situera en fin de billet.



Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine, le 19 février dernier au Parlement européen. Le leader du FN s'est déclaré victime d'un «racisme francophobe » initié par des parlementaires allemands. Crédits photo : AFP

Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine, le 19 février dernier au Parlement européen. Le leader du FN s'est déclaré victime d'un «racisme francophobe » initié par des parlementaires allemands.


Si le leader du Front national brigue un second mandat d'eurodéputé en juin et est élu, il serait amené, en tant que doyen d'âge de l'Assemblée, à présider la première session.

 

Jean-Marie Le Pen au perchoir du Parlement européen ? Cette hypothèse déclenche une polémique dans l'hémicycle strasbourgeois depuis que le leader historique du Front national a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat d'eurodéputé aux élections du 7 juin prochain. Si ce dernier devait être élu, il pourrait, en tant que doyen d'âge de l'Assemblée, présider la première session du Parlement européen le 14 juillet, dans l'attente du vote solennel qui désignera de manière définitive le numéro un de l'institution.

 

L'apparition de Jean-Marie Le Pen, 81 ans, à la plus haute tribune de l'hémicycle, ne durera que quelques minutes. Mais pour le président du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz, le symbole serait «insupportable». «Il est inadmissible et inimaginable qu'un fasciste niant l'Holocauste, qui considère les chambres à gaz d'Auschwitz comme un détail de l'histoire puisse présider le Parlement.» Pour contrer cette «menace», Martin Schultz préconise de modifier le règlement interne du Parlement qui prévoit de confier, temporairement, la fonction suprême «au plus âgé des députés présents».

 

Cette proposition n'enchante guère les autres responsables parlementaires. «Même si je déteste sa politique, je ne vois pas de raison de traiter M. Le Pen différemment des autres» et de modifier les «statuts», explique le leader des libéraux-démocrates, Graham Watson. Ses homologues s'en tirent par une pirouette. Le coprésident du groupe des Verts, Daniel Cohn-Bendit, préconise, à titre symbolique, de confier la présidence du Parlement au plus jeune des eurodéputés élus, de préférence à une femme.

 

Le précédent Autant-Lara

 

La première session plénière devant se tenir le 14 juillet, le responsable du groupe PPE, Joseph Daul, suggère au leader du FN de rester à Paris pour célébrer la fête nationale. Cette formation de droite, majoritaire, est la plus embarrassée par le cas Le Pen. Moins sévères que leurs collègues allemands, les élus UMP considèrent qu'à partir du moment où Jean-Marie Le Pen est «candidat», il est «légitime». Et rappellent qu'un autre doyen d'âge, en la personne du cinéaste d'extrême droite Claude Autant-Lara, avait déjà présidé le Parlement européen en juillet 1989. Pour sa part, le patron du FN s'est déclaré victime d'un «racisme francophobe» initié par des parlementaires allemands.

 

L'option juridique préconisée par Martin Schulz sera difficile à mettre en œuvre. Début 2007, ce dernier avait déjà tenté de bloquer la création à Strasbourg d'un groupe d'extrême droite sous l'égide de l'autre dirigeant frontiste, Bruno Gollnisch. Les partisans d'un «cordon sanitaire» autour de l'extrême droite s'étaient alors opposés à ceux qui jugent de telles mesures contre-productives. Identité, Tradition et Souveraineté - c'était son nom - avait finalement implosé, victime de dissensions internes…

(Source: LeFigaro.fr)

 

Ma réaction personnelle à ces états de fait

 

Personnellement, le fait qu'un eurodéputé propose de modifier les statuts d'une Institution communautaire telle que le Parlement Européen afin d'entraver l'exercice d'un confrère dans un rôle honorifique conféré par un règlement communautaire démocratiquement établi me choque horriblement. Je devine d'ores et déja la réaction de certains et souhaite de suite les rassurer: NON je ne cautionne aucunement les propos négationnistes de M. le Pen, qui me font plus rire par ailleurs que me choquer, dans la mesure où ces propos sont toujours déclamés à la veille d'échéances électorales lourdes de conséquences pour son parti, le moribond Front National. Je pense qu'il convient de replacer ces propos dans leur contexte.

 

Vouloir modifier les statuts du Parlement Européen pour le pur et simple motif d'empêcher M. le Pen d'accéder à une honorifique responsabilité de président la première session de la nouvelle législature me choque. En effet, si M. le Pen est réellu en tant que député européen, il sera légitime à ce poste, élu au suffrage universel direct par les citoyens de l'Union Européenne. La Démocratie avec un grand "D" impose de respecter les élus démocratiquement élus, peu importe sa position politique, aussi choquante soit elle. Il est beaucoup trop facile de changer les règles démocratiques, en l'occurence un statut prévoyant un rôle honorifique strictement temporaire au doyen de l'hémycyle strasbourgeois, afin de mettre les batons dans les roues d'une personne que l'on peut considérer comme étant politiquement faible, le front national n'ayant pas une influence considérable, loin s'en faut au niveau national et européen.

 

De plus, je pense que s'adonner à une révision du statut du Parlement Européen reviendrait à accorder du crédit aux propos de M. le Pen. En effet, une telle pratique, revétant une telle importance, accorderait une certaine importance et une certaine crédibilité à ses dires, que ces derniers ne méritent aucunement. Ce ne sont que des provocations gratuites d'un vieux crocodile de la politique qui ne demande qu'à créer le buzz afin de faire parler de lui à la veille d'élections prépondérants pour l'avenir de sa famille politique.

 

Un tel acte serait anti-démocratique et disproportionné. Je vous invite à réfléchir à cet état de fait et à réagir!

 

C.D.G.D.P

 


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