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jeudi, 03 juillet 2008

Année universitaire 2008: La note sera salée et le pouvoir d'achat des étudiants de nouveau alourdi

Après la réforme du système des bourses universitaires et l'annonce de celle des aides personnalisées au logement, j'apprend par l'intermédiaire de JDD.com et sur mon mail perso que le gouvernement va augmenter les frais d'inscriptions dans les facultés pour la rentrée prochaine. Evidemment, les organisations étudiantes voient rouge et veulent un gel des dépenses. Elles brandissent déjà la menace d'un conflit. En tant que président de la Confédération étudiante de Perpignan, je tiens également à m'exprimer à ce sujet.

 

Ce n'est une surprise pour personne: la vie universitaire n'est facile faute d'un budget adéquat pour les étudiants Entre les frais d'inscription à l'université, la difficulté d'obtenir une bourse décente, la difficulté à obtenir un logement attribué par le CROUS (j'en sais quelque chose), le montant des loyers, des cautions et des assurances à payer, le budget des étudiants est pour la plupart pour le moins serré.

  

Les frais universitaires pour l'année 2008-2009 vont augmenter de 2,5% en licence et de 5% pour le master et le doctorat, a annoncé, mercredi 2 juillet, le ministère de l'enseignement supérieur. Un étudiant en licence (jusqu'à bac +3) devra payer 169 euros pour étudier en 2008, contre 165 un an auparavant. Pour celui qui prépare son master (bac+4 et +5), la douloureuse montera à 226 euros, contre 215 en 2007. Le doctorant, quant à lui, s'acquittera de 342 euros, alors qu'en 2007, il ne devait payer que 326 euros.

 

L'année dernière, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, avait décidé de "geler" les frais d'inscriptions (limitant la hausse à seulement 1,7%) et de mettre un terme aux frais "complémentaires" ou "illégaux" pratiqués par certaines universités pour compléter leurs revenus. Une attitude qui avait été saluée par les syndicats, dont la Confédération étudiante, après plusieurs années de hausse presque incontrôlée. Depuis 2001, les frais ont en effet augmenté de 27%. Pour la rentrée prochaine, la hausse moyenne (4,3%) dépasse l'inflation, qui culmine déjà cette année à 3,3%. De plus, cette augmentation s'ajoute à de nombreux autres coups portés au portefeuille des étudiants. Le ticket restaurant universitaire devrait augmenter de 10 centimes pour passer à 2,90 euros vendredi, l'assurance pour les étudiants devrait également augmenter et les APL devraient également être réformées (je ne puis encore me prononcer sur la pertinence de cette réforme, cette dernière étant nécessaire). 

 

En ce qui me concerne, je trouve les agissements du gouvernement extrêmement paradoxaux. En effet, Nicolas Sarkozy et François Fillon nous font part depuis la victoire du nouveau président de la République en 2007 de leur volonté d'augmenter le pouvoir d'achat des français. Le pouvoir d'achat des étudiants de trouve ainsi fortement touché, dja que considérablement fragilisé alors que le futur de notre pays passe par la formation de la jeunesse. Pourquoi s'étonner de la fuite des cerveaux à l'étranger ensuite? Pourquoi s'étonner du fossé qui se creuse entre les universités françaises et les autres universités européennes et américaines?

 

Valérie Pécresse avait dû faire face aux mouvements étudiants contre la réforme sur l'autonomie des universités (réforme que je soutenais par ailleurs). Elle risque d'être confrontée à une rentrée universitaire fort mouvementée.

 

 C.D.G.D.P

 

 

 

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